Tatouage pour cacher une scoliose - Formación Twotattoo - Cursos de Tatuaje en Sevilla
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Tatouage pour cacher une scoliose

Tatouage pour cacher une scoliose

Réussir à dissimuler une déviation de la colonne vertébrale, conséquence d’une scoliose, grâce à un tatouage est quelque chose d’extraordinaire, mais c’est encore plus exceptionnel et satisfaisant si le travail a été réalisé par un des élèves qui est passé par notre centre de formation.

C’est avec beaucoup de fierté que je dois dire que cette élève est Marta Madrigal, ma fille. Elle est diplômée en Sciences du Sport et fait sa vie en France, à Toulouse, avec son copain. Il y a quelques années, elle a été victime d’une blessure au genou et avec le temps elle a du passer par le bloc opératoire pour se faire opérer au niveau des ligaments. La période de rééducation a coïncidé avec le premier cours de tatouage donné par Twotattoo Formation, réalisé en décembre 2016 et elle a décidé d’entrer dans ce monde lors de sa rééducation.

Mais elle-même ne pensait pas devenir autant accroc au tatouage. Elle s’est cherchée dans plusieurs styles, elle a essayé toutes les aiguilles et elle s’est entrainée avec les lignes, les tons de gris et la couleur. Elle a conservé l’équipement avec lequel elle a travaillé pendant le cours et de retour en France, elle a fait sa première commande de matériel. Il ne manquait pas de gens pour faire ses premiers tatouages sur peau, en premier Marine, ensuite son copain et ses amis et ça continue avec les amis de ses amis…

Pendant des mois, elle a réussi à évoluer dans ses tracés jusqu’à réussir des tatouages délicats et autant spectaculaires comme celui qui l’on va vous montrer. Cette-même cliente, Marine, compte comme étant la première personne de son expérience, parce qu’elle a décidé de se faire se tatouage. Par la suite Marta nous racontera le processus d’exécution de son travail réparateur.

Félicitation à vous deux, tant pour le travail réalisé que pour le résultat !!!

 

Le plus important c’est de s’aimer à soi même

 

Tout le monde a des complexes, certains sont plus faciles à masquer que d’autres. Mais la réalité est là : lorsque l’on a un complexe, il est impossible de passer outre malgré les paroles des proches qui tentent de nous rassurer.

 

Pour que vous compreniez mieux, je vais vous raconter mon histoire.

Je suis née avec une scoliose, et tout le long de mon enfance, j’ai été suivie par des médecins spécialisés.

A l’âge de 11 ans, la scoliose s’était tellement aggravée que les médecins m’ont annoncé que je devais porter un corset. J’ai donc porté un corset pendant 5 ans (3 ans seulement la nuit et 2 ans 22h par jour). Porter un corset pendant la période adolescente, période où l’on commence à porter attention au regard des autres, période où l’on commence à se construire mentalement et à se former physiquement…je ne vais pas vous mentir : je n’ai pas pu profiter de mon adolescence comme j’aurais dû et cela a été une des périodes les plus sombres de ma vie.

 

Une fois ma croissance terminée, les spécialistes m’ont annoncé que je n’avais plus besoin de porter le corset. Cela a été une LIBERATION. Mais pas pour longtemps.

En effet, j’ai cru que je pouvais enfin m’habiller comme je le souhaitais jusqu’à que j’essaye une tenue dans une boutique qui possédait des miroirs placés de façon à ce que l’on puisse voir toutes les parties du corps, et en particulier… le dos. Je n’avais jamais remarqué que mon dos n’était pas droit, qu’il n’était pas comme le dos « de tout le monde ».  C’est à partir de ce jour que j’ai commencé à porter attention à mon dos et à sélectionner et adapter mes tenues en fonction de celui-ci.

 

Une question m’est alors venue en tête à l’âge de 16 ans : est-ce qu’un tatouage peut cacher ma scoliose ?

 

La vie fait parfois que l’on rencontre des gens qui changeront notre vie, et c’est ce qui m’est arrivé.

Et c’est en particulier grâce à mon frère et sa décision de s’installer en Espagne il y a de ça deux ans. Ce voyage lui a permis de rencontrer une personne exceptionnelle : sa chérie et qui plus est, la fille de Manu. Grâce à elle j’ai pu réaliser, dans le cadre de mes études, un stage chez Twotattoo. Plongée dans l’univers des tatouages, j’ai eu la chance de découvrir le magnifique travail que Manu réalisait et notamment concernant les tatouages reconstructifs.  J’en ai donc profité pour parler de mon projet à Manu, il m’a rassuré et m’a annoncé que ce projet était totalement réalisable. Encore fallait-il que je saute le pas….

 

Je suis donc rentrée en France, j’ai continué mon petit bout de vie, continué mes études et le reste.

 

Deux ans après, le destin a amené Marta en France. Marta est douée, elle apprend vite et a le cœur sur la main. Après lui avoir confié mon corps pour son premier tatouage sur peau, j’ai découvert les magnifiques tatouages qu’elle était capable de réaliser et combien elle était douée.  

 

C’était le moment. Elle me connaissait et savait à quel point j’étais complexée par mon dos. Quand je lui ai parlé de mon projet, elle était encore plus investie que moi, chose qui m’a beaucoup touchée.  Nous avons réfléchi ensemble à toutes les possibilités. Lorsqu’elle m’a montré le fruit de son imagination, j’étais conquise et totalement décidée.

 

Elle n’a pas perdu de temps pour se libérer et me prévoir un rendez-vous.

 

Le jour J est venu… Avant que Marta ne me pose le transfert, j’ai admiré mon dos ‘nu’ une dernière fois (et toujours avec autant de dégout).

Le tatouage a durée 10h30. Je vous assure que durant ces heures-là le temps m’a paru tellement long mais en même temps tellement court. J’étais en très bonne compagnie. La sensation de l’aiguille dans ma peau n’a jamais été aussi « agréable ». A chaque coup d’aiguille j’imaginais le rendu final et étais tellement impatiente !

 

Lorsque j’ai découvert mon dos tatoué, j’ai senti mon cœur battre très fort, les larmes me sont montées aux yeux et lorsque je vous écris ces mots, j’ai encore les larmes aux yeux qui me viennent.

Ça y est, c’était le début d’une autre vie, une vie où je n’aurais enfin plus honte de montrer mon dos. Une autre vie où enfin je pourrai m’accepter et être mieux dans ma peau.

 

Cet article me permet de remercier encore une fois Marta, mais tous les mercis du monde ne suffiront jamais.

Marta, grâce à toi j’ai l’impression d’être un nouveau moi. 

 

Bien que le regard des autres me fasse toujours peur, aujourd’hui je suis sure d’une chose : c’est que je ne l’ai pas fait pour les autres, mais bel et bien pour moi. Et c’est la meilleure des décisions que j’ai prise.

 

Les tatouages peuvent faire des miracles et peuvent aider les gens à s’accepter.

Messieurs dames tatoueurs, soyez conscient du pouvoir que vous avez.

Proceso de creación

 

Mon père adore faire des tatouages reconstructifs et des covers et je crois que comme on dit « tel père, tel fille ».

Comme Marine le raconte dans son récit, elle a toujours été complexée par son dos à cause d’une grosse scoliose, et elle en avait parlé avec mon père pour la recouvrir ou la cachait. Cependant, à cette époque, je n’avis pas encore commencé à tatouer. C’est pour cela que lorsque j’ai commencé, j’avais en tête le tatouage de Marine, la personne qui avait le plus confiance en moi depuis le début (première personne que j’ai tatoué) et avec qui un lien spécial nous unis.

 

 

Toutes les deux, nous avons le même style et cela me donnait encore plus de confiance, elle a donc laissé libre cours à mon imagination.

J’y ai beaucoup réfléchi, et maintenant je devais adapter l’idée à son dos, en suivant la forme que marquée sa scoliose. La seconde photo qu’on peut voir sur le brouillon, est réalisée à main levée directement sur son dos (freehand) pour voir comment travailler les formes et où les travailler. Marine adorait et était émue en voyant le changement, et il ne s’agissait encore que du brouillon.

 

 

Sur la troisième photo, on peut voir l’étude réalisée à partir des radiographies que Marine m’a apportées. J’ai travaillé à partir de la forme de sa colonne vertébrale, je l’ai inversée pour compenser et modifier certaines courbes du brouillon initial pour optimiser le dessin.

 

 

L’étape suivante, une fois étudié les formes, a été d’orienter la direction de chaque fleur, pour ouvrir ou fermer les espaces où cela était nécessaire et jouer encore plus sur l’effet optique. L’image suivante montre le brouillon définitif.

 

 

Ici c’est le transfert du calque sur la peau. Comme le tatouage était de grande taille, j’ai décidé de le diviser en deux parties et par la suite de les unir. Sur la photo, on peut voir le calque de la partie inférieure et les lignes de contour de la moitié supérieure comme référence pour l’union des deux dessins.

 

 

J’ai commencé par tracer les lignes pour ensuite travailler les détails: ombres balayages et feuilles.

 

 

Une fois terminée la zone inférieure, j’ai placé le calque de la moitié supérieure, en suivant le même processus antérieur.

 

 

Et ici vous pouvez voir le résultat final du tatouage, avec la comparaison avant et après de son dos.

 

 

Ce travail fut plein de satisfactions pour nous deux, Donc… j’en veux beaucoup plus comme ça! =D

 

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